J'ai rarement eu l'occasion de courir dans la neige habitant une région ou les flocons sont aussi nombreux que les abdominaux sur mon ventre.
J'ai rarement eu l'occasion de courir en montagne habitant une région ou les cols sont aussi nombreux que les pectoraux sur mon torse.
Et pourtant, j'ai pris un plaisir fou à courir mon premier trail blanc sur les pentes du massif du Sancy.
Au programme des réjouissances, 20 ou 30 bornes, le choix se faisant au kilomètre 10.
Après un voyage rapide, toute la joyeuse bande du TTT ( presque 20 coureurs sur cette première course club, quelle belle réussite...) s'est retrouvé au restaurant pour un repas des plus
conviviaux :
Après ces réjouissances et une bonne nuit de sommeil, tout le monde s'est retrouvé sur la ligne de départ, prêts a en découdre avec le rude parcours auvergnat.
Sur la ligne de départ, et avant que les 800 coureurs ne pointent, j'ai la chance de faire quelques photos :
Ivan le terrible, toujours dans tous les bons coups, sauf en géographie ( monsieur confond le Puy de Dôme et le Puy de Sancy....)
Les alcooliques anonymes :
Christophe Cherouvrier : mon néo voisin qui va prendre vite fait une adhésion au TTT avant que je lui casse la figure...
Jean-Marie et Nathalie, mes chauffeurs pour le week end ( Nathalie prendra une superbe 6ème place sur le 20 km)
Philippe et Brune :
Pan : après le contrôle des dossards et le briefing de course, c'est parti pour mon premier trail blanc. Comme prévu, je m'aperçois que je n'ai pas de jambes après...200 mètres de course !!!
A un rythme de sénateur, je gambade sur les 2 premiers kilomètres en descente, puis marche dès la sévère première bosse.
Ce qui est bien avec cette course, c'est qu'on est tout de suite dans le vif du sujet avec une longue bosse devant nous mener au lac du Guéry. Quelques bouchons dus à des rétrécissements viennent
nous ralentir mais comme je ne suis ni pressé ni rapide, cela ne suffira pas a freiner mon enthousiasme....
Plus on grimpe, plus la neige est présente et la fin de la bosse du Pailloux a un petit coté sauvage...
En haut de Pailloux, seulement 5 kilomètres d'effectués mais déjà la gueule de travers, cela promet.
Très belle vue sur le massif auvergnat....

Alors que mon GPS n'indique que 8,6 km, j'arrive enfin au premier ravitaillement qui se trouve également être le lieu du choix de la distance. Pour mon plus grand malheur, j'y retrouve 3 collègues
du TTT dont Séphora qui m'indique qu'elle ferait bien le 30 km. Manquant une fois de plus de clairvoyance et de discernement, je les suit sur le long parcours, choix que je regretterai au bout de 5
minutes car je serai largué tout de suite....
Bon mon garçon, tu as encore fais une connerie, va falloir assumer maintenant...et je pars affronter le Puy Loup ( c'est tout la haut sur la photo à 1400 mètres d'altitude). La montée se passe a
peu près correctement mais j'ai vraiment peiné dans les champs de neige d'après, handicapé par l'absence de batons ( encore une erreur, je vous ai dit que j'étais un spécialiste...)....

La descente sur Murat, lieu du second ravitaillement me permettra de me refaire la cerise mais l'ascension du Puy Gros ( enfin un monument à mon nom) sera un véritable calvaire. L'arrivée au sommet
se fera dans le froid et le brouillard et je plains les bénévoles qui nous attendent la haut.

Après une descente de malade d'abord dans la poudreuse, puis dans la neige gelée, puis dans la boue, enfin sur la route, j'arrive au dernier ravitaillement ( très bien garni comme tous les
autres) ou les 2 Coca et le saucisson ne
seront pas suffisants pour me redonner quelques forçes.
Heureusement, il ne reste qu'une petite bosse et 5 km pour rallier l'arrivée. Jusqu'au bout, je traine ma misère et mes kilos superflus...Je commence a en avoir un peu assez quand j'aperçois un
coureur en perdition devant moi...
3 autres traileurs s'occupent de lui en attendant les secours, preuve de la formidable solidarité qui nous animent pendant les courses.

C'est en 314ème position et au bout de 4 h 41 d'effort que je franchis fatigué, très fatigué la ligne d'arrivée du trail du Sancy.
Greg en profite pour me prendre en photo ( il s'est dégonflé et n'a fait que le 20 bornes, honte a lui)
Bilan :
- A refaire mais davantage entrainé...
- Prévoir des batons pour éviter la dizaine de chutes.
- Eviter la fondue au 4 fromages la veille au soir avec le pinard local et le café gourmand.
- Eviter de dormir avec Gérard qui a une vie nocturne agitée.
Sinon c'était bien....
Sérieusement !
Je crois que j'aurais peut-être eu le niveau de t'accompagner dans cette aventure (tout au moins pour la fondue aux 4 fromages, et je t'aurais aidé à calmer le Gégé dans sa nuit agitée)...
Vite, une autre course, pour un autre CR, tout en images !
Merci coach
Belles photos qui laisent des souvenirs inoubliables ainsi!